Dernier week-end au pays d’Oz
Marie & Bert' | 16 décembre 2008 | 15h45 | 181 vuesDéjà le dernier. Arrivés le 5 octobre dernier, c’est qu’on y prenait goût, à ce pays d’Oz magique… Mais on vous reparle de notre petit circuit plus en détails très bientôt !
Pour ce dernier week-end, petit tour (obligé) par la Poste, des fois que des lettres y seraient restantes… Et en effet, merci les amis banlieusards et merci la grande sœur ! A recevoir vos petits mots de si loin, on comprend votre plaisir à recevoir les nôtres…
Première surprise depuis que nous sommes en Australie, lors du shopping de Noël sur la rue commerçante principale, une manifestation, à l’américaine certes (c’est-à-dire statique, sans défilé, avec juste un panneau par personne et de temps à autre une voix dans un haut-parleur), mais une manifestation quand même. Et dans ce pays qui semble être si déconnecté des problèmes mondiaux, de la précarité latente, ça fait un choc. Point de réchauffement climatique ou d’opposition féroce au gouvernement. Limite pire : une dénonciation d’un projet de censure… d’Internet ! Ici, en Australie. A croire qu’ils sont trop proches de la Chine. On vous laisse halluciner en lisant le programme. « To keep you safe », ça nous fait terriblement penser au panneau omniprésent Neighbourhood Watch Area (qui vous indique que le quartier que vous allez traverser est sous bonne surveillance, grâce au quidam derrière sa fenêtre ou en train de faire son jogging avec son chien). Concept qui n’est pas prêt de débarquer en France, mais voilà, à trop vouloir “protéger”, surveiller, contrôler… des gens s’inquiètent de leurs futures libertés… entravées, et apparemment, il y a de quoi !
Parenthèse politico-internet fermée, nous voilà enfin partis pour les musées de Southbank : LE quartier culturel et artistique de Brisbane, qui se prolonge par LA plage artificielle, le tout relié par un joli chemin couvert de bougainvilliers. Découverte du musée d’art moderne local, le GoMA, un peu la Tate Modern de l’Australie. Et ça nous a bien plu ! Du grand n’importe quoi, que nous sommes à des lieux de comprendre (un tableau de dix mètres de long avec une bande par jour, composée de petits carrés dont la couleur dépendait de l’humeur de l’artiste) à d’autres œuvres qui ne nous laissent pas insensibles (des portraits peints avec un réalisme surprenant et des couleurs flashy de photographies d’adolescents), pour finir par certaines qui nous touchent carrément (un film d’un nageur de crawl sur un écran de la longueur d’une piscine, des Vespa fondues qui forment des animaux attachants et qui prennent soin d’eux). Sans compter une partie dédiée à des artistes aborigènes, encore plus haute en couleurs !
Deuxième partie, plus ludique et plus interactive, Game On, une exposition temporaire (et qui fait le tour du monde aussi), qui retrace l’histoire des jeux vidéos… Autant vous dire qu’on a pris un coup de vieux en voyant les dates de sortie des consoles et des jeux de notre enfance. Pour se consoler, on s’en est donné à cœur joie parmi les PacMan, Mario Bros, Sonic, Space Invaders et autres Street Fighters… Un grand moment… d’antan.
Le week-end c’est aussi pour se reposer et rencontrer de nouvelles personnes. Samedi soir on été invité chez un collègue de notre boulot. Jeune couple à peine mariés venu du Sri Lanka, ils sont venus s’installer quelques années en Australie pour… fuir malheureusement le leur, et exercer pour elle un métier non reconnu là-bas (prof de musique). La petite histoire, c’est que lui, a été banquier pendant 8 ans, et se retrouve aujourd’hui dans un entrepôt à recevoir des palettes d’imprimantes et répartir les stocks dans un entrepôt. Aucune possibilité d’obtenir le même emploi ici, et encore moins de pouvoir faire carrière, sans une sérieuse mise à niveau, qui demande du temps et des sous. Alors en attendant, rien de plus « facile » que d’en gagner… encore faut-il tenir ! Il en est de même pour un autre collègue avec sa femme, tout deux avec des diplômes de comptable, alors pendant que sa femme se met à niveau, il enchaîne deux boulots, de 3h du mat’ à 5h de l’après-midi… Au secours.
Encore un plaisir de découvrir une autre culture, d’autres vies, en attendant d’y aller et de goûter sur place au thé de Ceylan…
Pour finir, un dernier au revoir à notre “Little India”, après notre deuxième séance de babysitting dimanche après-midi. La voilà bilingue anglais-français, ou presque
Ce n’est pas sans une petite larme que nous prendrons la direction de l’aéroport samedi prochain, ce ne sera que pour mieux revenir ! Et pour mieux profiter de ce qui nous attend…





















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