Une semaine dans les rizières… à pied !
Marie & Bert' | 12 mars 2009 | 19h39Pied au sol après cette belle semaine à sillonner le nord-ouest à moto, bienvenue à Sapa, première destination touristique dans les montagnes du nord vietnamien !
Et pour cause… Sapa surplombe une vallée encaissée, entièrement recouverte de rizières plus impressionnantes les unes que les autres, parsemée ici et là de mignons petits villages de paysans, perchés sur les versants du Fansipan, le plus haut sommet de l’Asie du sud-est.
Après nous être remis de nos émotions, notamment grâce à l’excellentissime restaurant Le Gecko monté et géré par un français des plus sympathiques, une première mise en jambe à travers le village le plus proche, circuit un peu trop touristique (sur un chemin bétonné en pierres) où les échoppes se suivent et se ressemblent. Les cascades et les premiers paysages valent néanmoins largement la petite balade ! Heureusement, il n’y avait pas grand monde…
Mise en jambe… pour LA journée… 10h du matin, petit déjeuner croissants (si si, quel bonheur) à la boulangerie d’à côté. Dehors, des trombes d’eau. Même pas peur. Peut-être qu’à la réflexion…
On part donc vaillamment, en attaquant la route goudronnée qui descend dans la vallée principale. Nos vestes gore-tex sont déjà bien imbibées… Trois femmes de la minorité Black Hmong, n’ayant pas trouvé compagnons dans le groupe de touristes qui nous précède, décident de rester avec nous… On n’a rien demandé mais nous ne refusons pas leur compagnie.
On ne serait d’ailleurs peut-être pas engagé dans ce petit sentier, là, à droite, se précipitant dans la vallée… Enfin ce sentier… Ce torrent d’eau boueuse, qui recouvre le haut des rochers sur lesquels nous essayons de marcher, la pluie est quant à elle passée au stade seau d’eau en continu. Nos accompagnatrices imprévues avec des bottes en plastique, nous avec nos chaussures de rando… Vous devinerez facilement qui à aider Bertrand (sachant que Marie Cracra… l’eau elle aime ça!)
Sans oublier les glissements de terrain à enjamber (véritable tas de boue liquide), les torrents (véritables, eux aussi) au creux des vallées, les descentes abruptes, les passages au milieu des forêts de bambou…
Cela ne fera que rajouter aux paysages traversés ! Encore préservés de l’urbanisation effrénée de Sapa, ces villages et rizières gardent une authenticité certaine… et les vues laissent bouche bée.
On leur offrira le déjeuner, dans un bouiboui où seule une autre femme était en train de manger avec son bambin dans les bras. Elles nous offrent du riz de leur portion de la journée.
Impressionnantes chutes d’eau pour finir ce grand tour sous des trombes d’eau… et “séance photo” qui nous laisse à chaque fois sans voix devant ces visages d’une vie d’un autre temps et d’un autre lieu.
C’est pourquoi on peut oublier la séance de négociation suite à l’inévitable “buy for me”, car bien évidemment, elles ne nous avaient pas accompagnés durant tout ce circuit juste pour nos petites frimousses !
A rajouter dans les victoires de la pluie, le portable de Marie aura rendu l’âme ce jour-là… dans une poche remplie d’eau et pourtant hermétique de nos vestes.
Bref… Mémorable !






