Révélations sur l’île de Pâques !
Marie & Bert' | 4 mai 2009 | 14h35
On a déjà tout lu tout entendu sur les moais de l’île de Pâques… Leur finalité, leur fabrication, les différentes théories pour les transporter… On ne sait pas encore tout (et on ne saura peut-être jamais vraiment le fin mot de l’histoire). Ce n’est peut-être pas plus mal ainsi. Cela laisse une part réelle de mystère sur cette île et ses anciens habitants polynésiens, mystère qui y est clairement pour quelque chose dans la magie des lieux…
Alors on s’est concentré sur ce qui nous a le plus marqué, c’est-à-dire simplement les moais eux-mêmes, hors de leur environnement et de toutes les théories. Leur forme entière (ou à moitié enterrée), leur visage, leur regard… L’impression imposante qu’ils dégagent. Comment ne pas rester ébahi devant ces « monstres » de la « nature »… Ces représentations d’ancêtres qui protégeaient leur clan en lui assurant prospérité et sécurité. S’il n’y en a pas deux identiques, ils ont bien sûr un style commun et unique. C’est par là qu’on a creusé…
Et on a trouvé pourquoi ces lèvres étaient si marquées et avancées… Non pour montrer une moue des mauvais jours, mais tout simplement pour recevoir des baisers plein d’amour… Cette inclinaison, clairement marquée… Une invitation à la caresse ! (Qui doit rester une invitation… Pas touche !) Ces ventres ronds, ostensiblement portés et soutenus par de fières mains ? Pour montrer vaillamment la descendance de la tribu en gestation dans ces beaux ventres (bon, il s’avère qu’il ne s’agit que de représentations d’ancêtres masculins… C’est un nouveau mystère ! Quant à celui de la position de la femme dans cette société, on ne s’en pose pas trop, de questions).
Ce sont justement ces bouts de mystères, ces moments de silence devant l’inexplicable, ces carrières de moais majestueuses et intrigantes, figées dans le temps par on ne sait quel événement, qui font toute la magie du lieu. Les trois cratères de volcan éteints, les collines verdoyantes et ondulées au gré du vent continu et des nuages passagers complètent le tableau d’une des plus belles îles sauvages du monde.
On pourrait aussi parler de ces côtes déchiquetées où viennent se fracasser en continu les rouleaux d’une mer démontée.
On pourrait aussi se souvenir de balades à cheval, au milieu d’autres chevaux galopant en liberté.
On pourrait tout simplement rester pantois devant ce que l’homme peut faire… (ces statues – qui pouvaient atteindre 10 à 20 tonnes ! – étaient taillées à la main avec des silex) et surtout ce que l’homme peut détruire (en 1815, la totalité des moais avait été renversée à la suite de guerres claniques, les alignements actuels sont tous issus de restaurations successives) à commencer par son environnement et lui-même… (la principale théorie du déclin de cette civilisation viendrait de l’extinction de la ressource forestière de l’île, nécessaire pour le transport des moais).
L’île de Pâques, un avant-goût d’une fin possible de l’humanité ? On vous invite à vous rendre sur place à l’avant-première…







L’endroit vous a inspiré, on dirait ! un beau texte qui transporte bien vos émotions vers le lecteur lointain…
L’endroit le plus mystique du monde.
J’aime bien ta conclusion : c’est une représentation de ce qui pourrait arriver à notre “civilisation”.
Je me rappelle d’un camping sur la falaise, face à la mer…
Je me rappelle le tour de l’île en Scooter.
Je me rappelle les chevaux en liberté.
Et ces moaïs si majestueux, mystérieux, magnifiques…
Aucun lieu au monde n’inspire une telle adhésion au caractère sacré de la nature !
Aucun lieu au monde ne rappelle avec autant de force que l’Homme n’est jamais aussi grand que lorsqu’il s’intègre dans cette nature.
Une leçon d’humilité pour une Humanité qui se croit à tort “comme maître et possesseur” de cette nature.
J’adore votre regard sur cette ile que nous avons visité le mois dernier.
Et la conclusion parait si réelle…
Nous, nous nous rappelons les couchés de soleil. Les levés aussi… sous la flotte.
Nous nous rappelons également le tour en voiture (le scooter n’aurait pas très judicieux avec les filles)
Nous nous rappelons enfin une sympathique rando au volcan Orongo
Et de merveilleuses rencontres.
Et nous avons surtout une folle envie d’y retourner un jour, voir comment aura évolué l’apocalypse
@ lamèremarie : merci pour ce joli commentaire qui nous transporte doucement vers vous !…
@ baz : exactement ! bien dit… même si on a cru lire récemment sur Croissance Verte que l’abattage des arbres était plus contrôlé qu’on ne le pensait et qu’ils avaient une adoration certaine pour la nature… A suivre !…
@ Cyril : y retourner nous aussi, mais en famille comme vous cette fois-ci, pour faire partager, expliquer (au possible !) et sensibiliser pour que les erreurs d’hier ne se répètent pas… en espérant que d’ici là, l’Homme aura grandi… si seulement !